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Si l'aspirine est utilisée
depuis le début du siècle dernier, son
mode d'action n'est connu que depuis 1971 !
John Vane (Prix Nobel de Médecine 182, G-B) avance
alors l'hypothèse que l'aspirine (ainsi que les
autres anti-inflammatoires non stéroïdiens)
inhibent la synthèse des prostaglandines (PG).
Les PG interviennent dans le processus de l'inflammation,
du déclenchement de l'accouchement, de l'hémostase
(définition), des réponses immunitaires
ou de la croissance cellulaire. Elles ont, d'autre part,
un effet de protection de la muqueuse gastrique.
L'aspirine bloque la synthèse des PG. Cette caractéristique
explique ses propriétés antipyrétiques,
antalgiques, anti-inflammatoires et anti-agrégantes
plaquettaires. Elle explique aussi la toxicité
du médicament sur l'estomac puisque celui-ci
n'est alors plus protégé par les PG.
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